Laurent Ballesta, partenaire de Blancpain, distingué au concours "Wildlife Photographer of the Year" dans la catégorie "Earth's Environments"

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Depuis 2013 et la quête du cœlacanthe, Blancpain est le partenaire principal de Laurent Ballesta et de son Projet Gombessa. La photographie primée dans la catégorie "Earth's Environments" du concours Wildlife Photographer of the Year, est issue de l'expédition Gombessa III – Antarctica! et montre pour la première fois dans son intégralité la partie immergée d'un iceberg. Félicitations Laurent!

 

Célébrant cette année sa 53e édition, le Wildlife Photographer of the Year est le plus ancien et plus prestigieux concours de photographie de nature au monde. Organisé par le Musée d'Histoire Naturelle de Londres, il utilise la photographie pour remettre en question les perceptions du monde naturel et contribuer à promouvoir la durabilité et la protection de la nature. La catégorie "Milieux terrestres" rend hommage aux proportions et à l’ampleur des reliefs de la terre, aux forces naturelles qui les sculptent ou à la nature pure à l’état sauvage à l’échelle d’un paysage. La photographie de l'iceberg de Laurent Ballesta, résultat de plusieurs heures de travail en immersion dans les eaux glaciales de l'Antarctique, correspond parfaitement à cette description. Avec la conviction que le soutien à la protection de l’environnement dépend directement de l’information du public, Blancpain se réjouit de cette distinction bien méritée qui récompense le talent de Laurent, ainsi que l'exceptionnel travail photographique effectué dans le cadre du Projet Gombessa.

Le Blancpain Ocean Commitment

Animée par un esprit pionnier dès sa fondation en 1735, la Manufacture Blancpain entretient des liens historiques avec la plongée depuis plus de 60 ans, très précisément depuis le lancement en 1953 de la Fifty Fathoms, la première montre de plongée moderne au monde. En reconnaissance de cet héritage, Blancpain se consacre à la cause de l'exploration et la préservation des océans. Comme la Manufacture est convaincue que le soutien à la protection de l’environnement dépend directement de l’information au public, elle œuvre pour favoriser la prise de conscience générale en parrainant d’importants projets scientifiques, des explorations océanographiques, la photographie sous-marine, des forums environnementaux, des expositions, des publications remarquées et un site Internet dédié. Depuis le rassemblement de tous ses partenariats pour l'exploration et la préservation des océans sous l'appellation Blancpain Ocean Commitment, en 2014, Blancpain a cofinancé onze expéditions scientifiques majeures, célébré sa contribution au doublement de la surface des aires marines protégées autour du monde (4 millions de kilomètres carrés ajoutés avec la contribution de Blancpain), présenté plusieurs films documentaires primés, expositions de photographie sous-marine, ainsi que publications.

www.blancpain-ocean-commitment.com

La face immergée de l’iceberg, un récit de Laurent Ballesta

« Les 50ème hurlants sont derrière nous, l’Astrolabe se rapproche du continent Antarctique et navigue à travers les eaux libres et calmes de la polynie. Nous ne sommes pas seuls, les géants de glace percent l’étendue lisse et s’élèvent au-delà du croyable. D’ailleurs il faut le voir pour le croire, car comment admettre qu’une montagne puisse flotter ? A quelques kilomètres de la base française Dumont d’Urville, ils marquent l’entrée de la Terre Adélie… Minuscules sur notre bateau de 65m de long, nous les croisons en silence, en gardant à l’esprit que nous ne voyons que 10 % de leur volume. Sous la surface, les colosses de glace sommeillent, invisibles. 

Car si les "fakes" abondent sur la toile, des images de synthèse, des récits farfelus, nul n’a jamais pu embrasser l’iceberg d’un seul regard et encore moins le photographier. Visibilité médiocre, obscurité, eau glacée, profondeurs inaccessibles, autant de barrières qui ont su garder secret le versant immergé, la face cachée de la planète de glace. Alors après onze jours d’une éprouvante traversée, un fantasme s’empare de moi : peut-on imaginer révéler l’iceberg tout entier ?

L’idée fait son chemin. Voilà déjà 3 semaines que les plongées s’enchaînent et chaque soir nous rentrons toujours un peu plus proches de l’épuisement. L’immersion d’aujourd’hui a révélé un iceberg sphérique, d’une circonférence d’environ 200 mètres, qui flotte au-dessus du fond. Il est parfaitement immobile car prisonnier de la banquise, donc pas de risque qu’il ne dérive ou ne se retourne brutalement. Poli par le courant, il ressemble à un galet géant. Je présente ma stratégie aux copains un peu perplexes, mais motivés comme jamais par la nouvelle idée. La tâche n’est pas simple, mais ça vaut la peine d’essayer. Le lendemain nous nous mettons à l’eau le long de la pente de glace. Au fond, nous mettons le protocole en place : avec des drisses plombées au fond et tous nos parachutes de paliers sur dévidoirs, nous installons un vaste quadrillage de fil sur toute la hauteur d’eau afin de prendre une centaine de photos à distance égale de l’iceberg.

Plusieurs heures et quelques orteils gelés plus tard, nous sommes devant l’ordinateur qui mouline et digère l’assemblage des photos. Sous l’eau, aucun d’entre nous n’a pu voir iceberg en entier : trop près il débordait du champ de vision, trop loin, il disparaissait dans le brouillard épais de l’eau… Mais après quelques minutes d’attente, il apparait enfin sur l’écran : en entier pour la toute première fois. C’est une vision rêvée devenue une image réelle. Je me rappelle alors cette pensée de Romain Gary: "Rien ne vaut la peine d’être vécu qui n’est pas d’abord une œuvre d’imagination, ou alors la mer ne serait plus que de l’eau salée". »  

Quelques notes supplémentaires sur le Wildlife Photographer Of The Year

Le concours Wildlife Photographer Of The Year célèbre la biodiversité, l’évolution et les origines de la vie, avec l'objectif d’inspirer une meilleure compréhension de la nature. Le concours défend la photographie animalière éthique, ce qui signifie qu'il recommande des représentations fidèles du monde naturel n’ayant pas subi de manipulation numérique excessive, accompagnées par des descriptions honnêtes et démontrant un respect total des animaux et de leur environnement. L'exposition associée est lancée chaque année au Musée d'Histoire Naturelle de Londres puis effectue une tournée dans plus de 60 villes au Royaume Uni et autour du monde.